Les variables qui prédisent vraiment la sévérité d’une gueule de bois sont bien connues : le volume total, le rythme de consommation, l’hydratation pendant la session, le choix des boissons et l’heure à laquelle tu t’arrêtes. Le mécanisme honnête pour réduire la gueule de bois consiste à rendre ces variables visibles pendant que tu bois, pas après. AlcoLog est construite autour de ça, concrètement : les données sont devant toi en direct, les alertes se déclenchent quand tu passes les seuils que tu as fixés, et les schémas deviennent visibles avec le temps. Cet article fait partie de notre hub Gueule de bois, le guide complet pour prévenir la gueule de bois et s’en remettre.
Cet article explique les fonctionnalités précises d’AlcoLog qui aident à prévenir la gueule de bois, et celles qui n’aident vraiment pas (nous ne survendrons pas ce que fait l’app).
# Les variables qui comptent
Nous avons traité la science comme il faut dans La science de la gueule de bois. La version courte de ce qui influence la sévérité, classée par impact :
- La quantité totale d’alcool (le facteur le plus important)
- Le rythme de consommation (plus vite égale pire)
- L’hydratation pendant et après (réelle mais de second ordre)
- Le choix des boissons (pauvre en congénères bat riche en congénères)
- L’heure d’arrêt avant le coucher (une marge de 2 à 3 heures compte)
- La nourriture dans l’estomac (ralentit l’absorption)
Une app de suivi peut agir directement sur les points 1, 2, 3 et 5 en faisant remonter la bonne information au bon moment. Elle ne change pas ton choix de boisson ni le fait que tu aies mangé. Les fonctionnalités qui comptent pour la prévention sont celles qui agissent sur les variables que tu peux encore changer en pleine session.
# Le suivi du volume en direct
Chaque boisson s’enregistre en un geste. L’en-tête de session affiche les totaux en continu : Boissons, Unités, Calories, Coût, mis à jour au fil de la soirée. La ligne de statistiques est visible dès que tu ouvres l’app, et elle apparaît sur l’activité en direct de l’écran verrouillé, dans la Dynamic Island et dans les widgets d’écran d’accueil si tu en as ajouté.
Pourquoi ça compte pour la gueule de bois : les gens sous-estiment systématiquement ce qu’ils ont bu. Une étude de 2018 (Research Society on Alcoholism) a montré que les buveurs sous-estimaient leur consommation de 30 à 50 % quand on leur demandait de se souvenir d’une soirée après coup. Le suivi en direct supprime le problème de mémoire : tu vois le vrai chiffre maintenant, pas ton estimation plus tard.
Le moment où ça attrape le plus de monde : un coup d’œil à l’app, tu réalises que tu en es à 6 boissons et non à 3, tu décides de ralentir ou de t’arrêter. C’est dans cet unique instant de décision que se joue l’essentiel de la valeur anti-gueule de bois.
# La visibilité du rythme, en boissons par heure
Le graphique de chronologie de la session affiche chaque boisson comme une barre colorée à l’heure où elle a été enregistrée. Regarder ce graphique à n’importe quel moment de la soirée te montre l’écart entre les verres. Une session où les barres sont serrées signale une consommation rapide ; une session où elles sont étalées signale un rythme régulier.
Pourquoi ça compte pour la gueule de bois : le rythme produit de la sévérité au-delà de ce que le volume total prédit à lui seul. Cinq verres en 90 minutes produisent une pire gueule de bois que cinq verres en 4 heures, parce que le pic d’alcoolémie est plus haut et que le foie prend davantage de retard.
Le graphique ne te dit pas de ralentir : il te montre si tu bois plus vite que tu ne le voulais. La plupart des gens qui regardent leur propre rythme se rendent compte qu’il est plus rapide que dans leur souvenir, et ils ajustent. C’est l’une des interventions anti-gueule de bois les plus fiables, et elle ne demande aucune volonté au-delà d’un regard sur l’écran.
# Le rappel d’hydratation
Dans les Réglages, le Rappel d’hydratation peut se déclencher par intervalle de temps, par nombre de boissons, ou les deux. Règle-le sur toutes les 30 minutes, ou à chaque boisson, ou toutes les 2 boissons, ou sur la cadence qui colle à tes soirées habituelles.
Quand le rappel se déclenche, tu enregistres une Eau dans le même geste unique que n’importe quelle autre boisson. L’Eau apparaît sur la chronologie de la session à côté des boissons alcoolisées, donc à la fin tu vois le vrai rapport eau / alcool que tu as tenu.
Pourquoi ça compte pour la gueule de bois : l’hydratation pendant la session réduit la composante déshydratation, et le mécanisme réel tient en partie au fait que l’eau ralentit ton rythme global (nous avons traité la chimie dans La règle « un verre d’eau entre chaque verre »). Le simple fait que le rappel se déclenche suffit à provoquer le comportement. Les gens qui règlent le rappel boivent nettement plus d’eau en parallèle que ceux qui ne le font pas.
# Les Alertes de consommation, au seuil que tu choisis
Fixe un seuil d’Unités (version gratuite) ou des seuils de Boissons, Calories ou Coût (Premium). Quand tu franchis le seuil que tu as posé, une alerte part à la fois en notification et en alerte système dans l’app.
L’option d’augmentation automatique est intéressante : quand tu dépasses un seuil, l’alerte peut proposer de relever la limite d’un pourcentage personnalisé (de 5 à 100 %, par pas de 5 %, fonctionnalité Premium). C’est honnête sur ce que font vraiment la plupart des gens : quand ils sont déjà au-dessus de leur limite, ils ne vont pas s’arrêter. Mieux vaut relever la limite visiblement et voir le schéma que d’étouffer une alerte en faisant comme si elle ne s’était pas déclenchée.
Pourquoi ça compte pour la gueule de bois : connaître ton seuil du « c’est à partir de là que la gueule de bois se sent » et recevoir une alerte quand tu l’atteins met la décision devant toi pendant que tu bois. L’alerte ne t’arrête pas. Elle marque le moment.
# Le bilan de fin de session
Quand tu touches Terminer la session, le récapitulatif affiche toute la soirée : total de Boissons, boissons par heure, pic de rythme, total d’Unités, total de Calories, Coût total, Eau enregistrée, temps passé, et toutes les alertes qui se sont déclenchées pendant la session.
Pourquoi ça compte pour la gueule de bois : la session qui a produit la mauvaise gueule de bois de la semaine dernière et celle qui a produit une matinée gérable cette semaine ont des différences mesurables. En regardant les deux bilans, tu vois ce qui a changé : le rythme, le volume total, le rapport à l’eau, l’heure de fin. Le schéma qui produit les gueules de bois les plus douces devient visible.
# La carte de chaleur du calendrier dans l’Historique
Avec le temps, l’Historique affiche des cartes mensuelles avec les sessions, boissons, unités, calories et coût du mois, plus une carte de chaleur du calendrier qui colore chaque jour selon l’intensité. Les sessions se voient d’un coup d’œil.
Pourquoi ça compte pour la gueule de bois : le rapport entre jours de consommation et jours de repos influence la fréquence et la sévérité des gueules de bois. Beaucoup de buveurs pensent avoir des sessions « occasionnelles » quand la carte de chaleur révèle des soirées consécutives ou des week-ends entiers. Voir le vrai rythme aide à prendre les décisions d’espacement qui pèsent sur la récupération.
La visualisation de la série sans alcool montre les suites de jours consécutifs sans boire. Ce n’est pas exactement une fonctionnalité de prévention de la gueule de bois, mais les jours de repos entre les sessions sont l’une des rares choses qui réduisent vraiment les dégâts cumulés.
# Le pilier Récupération de l’AlcoScore
L’AlcoScore est un score de santé de 0 à 100 réparti sur six piliers (fréquence 25 %, intensité 25 %, tendance 20 %, contrôle 10 %, comportement 10 %, récupération 10 %). Le pilier Récupération tient compte spécifiquement de tes jours de repos entre les sessions.
Pourquoi ça compte pour la gueule de bois : les gueules de bois s’empilent sur des soirées consécutives. Le pilier Récupération rend visible ton schéma de jours de repos à l’intérieur de ton score global. Pour les gens qui pensent « je bois modérément » alors qu’ils boivent presque tous les jours, la Récupération sera parmi les piliers les plus bas, ce qui invite à réfléchir à la question de l’espacement.
Quelques réserves sur l’AlcoScore qui comptent ici :
- Les médicaments sont délibérément exclus du calcul. C’est un choix de confidentialité et de conception ; l’AlcoScore n’est pas une évaluation médicale.
- Le score se met à jour à la fin d’une session, pas en temps réel pendant
- Il utilise une fenêtre glissante de 28 jours, donc il reflète les schémas récents plutôt que des valeurs absolues
- Il se débloque après 5 sessions réparties sur 3 jours différents, donc les tout nouveaux utilisateurs voient un état « Calcul du score » le temps d’accumuler assez de données
# Ce qu’AlcoLog ne fait délibérément pas
Ça vaut la peine d’être explicite sur les fonctionnalités qui n’existent pas, parce que nous préférons ne rien survendre :
Pas de prédiction de gueule de bois par IA. Aucun modèle ne te dit « tu vas probablement te sentir mal demain ». Les données sont à toi, à toi de les interpréter.
Pas de score qui tient compte des médicaments. Les doses de médicaments que tu enregistres n’influencent pas l’AlcoScore, par conception. Les personnes sous naltrexone ou sous d’autres médicaments liés à l’alcool peuvent les enregistrer dans un flux séparé, mais ces entrées restent hors du calcul du score. Nous avons expliqué ce choix de conception dans notre hub Naltrexone.
Pas de mode harcèlement. L’app ne te fera pas la morale sur ta consommation. Les alertes se déclenchent sur les seuils que tu fixes ; les rappels se déclenchent selon les horaires que tu règles. L’app reste hors de ton chemin, sauf si tu l’as configurée autrement.
Pas de partage social de tes données de consommation. Pas de classement, pas de publication de tes sessions, pas de comparaison avec des amis. Ce que tu bois ne regarde que toi.
Pas d’identification automatique des boissons par photo comme fonctionnalité principale. La Reconnaissance photo, sur l’écran Ajouter une boisson, est un confort pour identifier un type de boisson à partir d’une image ; elle n’enregistre rien sans ta confirmation.
Pas de compte, pas de connexion, pas de synchronisation vers un serveur. Tout reste sur l’appareil. L’export CSV (les 10 dernières sessions en version gratuite, illimité en Premium) est le moyen de sauvegarder ou de partager tes données, à tes conditions.
# À quoi ça ressemble en pratique
Une soirée type avec AlcoLog quand tu penses à ta gueule de bois pourrait ressembler à ça :
- Tu touches Démarrer la session avant le premier verre
- Tu enregistres chaque boisson au moment où tu la prends (un geste depuis les Favoris, deux gestes pour une nouvelle boisson)
- Le rappel d’hydratation se déclenche toutes les 2 boissons ; tu enregistres une Eau en parallèle
- Coup d’œil aux statistiques de la session vers la 4e boisson : 4 boissons, 9,5 unités, 380 calories, 60 minutes écoulées. Le rythme est tenable.
- La 6e boisson arrive à 90 minutes. L’alerte de consommation se déclenche (seuil de 12 unités atteint). Tu décides de ralentir ou de passer à l’eau.
- Dernier verre enregistré à 23 h. Terminer la session à 23h30 pour figer les totaux.
- Le bilan de session affiche : 8 boissons, 18 unités, 650 calories, 480 minutes, 4 eaux enregistrées, une moyenne de 1 boisson par heure.
Dimanche matin, le calendrier de l’Historique montre la session du samedi en intensité modérée. Le pilier Récupération de l’AlcoScore est au vert parce que tu as espacé cette session de 4 jours par rapport à la précédente. Le bilan de fin de session te dit ce qui a produit la matinée que tu es en train de vivre.
L’app n’empêche pas la gueule de bois. Elle rend les variables qui la produisent assez visibles pour que tu puisses ajuster avec le temps.
# Plus dans le hub Gueule de bois
[HUB SIBLINGS LIST]
En lien dans un autre hub : Comment l’AlcoScore d’AlcoLog suit tes schémas : le tableau plus profond de la façon dont les six piliers travaillent ensemble dans la durée.